La poésie moderne indienne en
langue hindi et le cas du poète Agyeya
Poésie Hindi Contemporaine
Pendant que j’essayais de rassembler/ et de comprendre/ l’entière
compilation de la poésie indienne post- indépendance,/ j’ai senti qu’il y avait/
une immense variété dans cette poésie./
Dans l’ensemble,/ la poésie occidentale n’a pas ce genre de diversité/
que possède la poésie indienne./ Pour
n’en citer que trois poètes:/ Agyeya,/
Kedarnath/ et Nirala,/ je dirai qu’ils sont/ non seulement au centre de la
poésie indienne,/ mais j’irai jusqu’à dire/ qu’ils sont au centre de l’entière
tradition poétique indienne./ Je ne
prétends pas/ que je dirai bien de nouvelles choses/ à propos d’eux./ Cependant/ j’ai traduit le plus long poème
d’Agyeya,/ afin de vous montrer que tout
en étant très moderne/, il est tout à fait ancré dans la tradition./
Ils voulaient écrire la poésie/ de telle façon/ qu’elle semble briser un
fossé/ qui les écarterait de la tradition./
Je n’ai jamais rencontré une bonne traduction de leur poésie./ Ils n’ont pas été traduits avec compétence
dans d’autres langues./ Ce n’est pas
possible de transmettre ce genre correctement./
De maintes façons,/ ils sont plus d’actualité dans les temps modernes/ que
Tagore par exemple./ Dans les termes de
la création poétique,/ l’œuvre de Tagore est vaste,/ mais la poésie de Tagore
n’atteint pas la présente génération./
De quoi est faite la poésie contemporaine?
/A quelle poésie peut-on donner ce nom ?/ Est-ce que les écrits post-indépendance sont
contemporains ?/ Ou peut-on dire
que quand «Yuva Kavita» /(la poésie de la jeunesse)/ est apparue,/
la période contemporaine a commencé?/
La poésie contemporaine/ est en train d’être employée/ comme une couverture
qui couvrait le tout./ Entretemps,/ il y
a plusieurs tendances qui ont apparu/ dans la poésie/ et qui doivent recevoir
un nom./ Pour les trente dernières
années/ on a essayé de designer la poésie/ comme contemporaine seulement./ Cela arrive quand il n’y a pas de nouvelles
tendances./ Dans le champ de la poésie,/
il n’y a pas de tendances,/ la poésie est en train d’être écrite/ dans une
époque où il n’y a pas de tendances./ C’est
quand de telles tendances apparaissent,/
qu’elles apportent avec elles des noms/ qui expriment les tendances que ces
mouvements représentent./ Ainsi des noms
naissent de ces mouvements./ Le fait que pendant trente années,/ la poésie a
été « contemporaine »/ cela veut dire qu’il y a quelque chose qui
manque à l’entier environnement littéraire./
Il faut lui donner un autre nom./
Agyeya,/Kedarnath Singh/ et Nirala continueront à être d’actualité/ dans la
poésie indienne/ dans le futur/ et continueront à nous lancer des défis./ Ce sera un défi dans le sens positif./
Il y a deux points de départ/ qui seront toujours un défi/ à la poésie/
et qui demandent encore à être écrits./
Agyeya dit :
/« Le marché est une telle place où j’ai toujours trouvé
une solitude que je n’ai pas trouvée dans
la plus grande des jungles»./
Tout le travail d’érudit sur la poésie moderne du
critique littéraire,/ Ramvilas Sharma/ est volumineux et varié./ Ensuite,/ c’est son successeur critique,/
Namvar Singh/ qui a pris la relève./
Selon eux,/ les années post-60/ en Hindi/ont été une période
prolifique/ pour l’écriture créative,/ l’expérimentation/ et pour le réalisme
aussi./ L’expérimentation a généré un
nombre de mouvements/ qui ont fait ressortir beaucoup de brillants poètes/
actifs au travail littéraire,/ chose qui manquait auparavant./
Au fait,/ l’Hindi parlé,/ a un si vaste répertoire
de travaux littéraires,/ sous toutes ses formes,/ qu’il est pratiquement
impossible de les rassembler dans quelques pages./ Ajouté à cela,/ est le fait/ que les
écrivains Hindi ne sont pas enclins à être traduits dans n’importe quelle
langue,/ y compris l’Anglais./ Les
écrivains Hindi sont contents/ de l’attention et de l’accueil/ de leur propre
groupe linguistique,/ qui sont définitivement enthousiastes./ En vérité/ les écrivains dans d’autres
langues indiennes/ font des efforts pour être traduits/ et introduits en Hindi,/
tant le nombre de lecteurs est important./
Ce qui fait que/ la dynamique de l’Hindi n’a jamais dépassé le seuil de
sa porte./
Il y a pourtant/ de vrais chefs-d’œuvre./ Chez
Kedarnath Singh,/ on trouve le regard d’enfant/ et sa durable capacité d’émerveillement./ Comme le relate le poète,/ il n’y avait pas
d’horloge dans son école,/ et ce qui donnait l’heure de midi,/ c’était la fleur
qui s’ouvre à midi,/ la dupahariya./
Pour l’enfant qu’il était,/ cette éclosion miraculeuse,/ quotidienne,/ créait
midi chaque jour./ Ce poète doit son innocence,/ au milieu qui l’a vu grandir,/
milieu simple,/ voire pauvre/ et largement illettré,/ mais non sans culture./
Dans le monde des lettres,/ qui s’en va
grandissant,/ l’écrivain ou le poète Hindi/ doit être plus enclin à parler/ à
un plus large public/ en ce qui concerne ses travaux littéraires./ Les traductions sont meilleures/ quand elles
sont proches du texte,/ et pires/ quand elles sont comme des conversations/à
travers un interprète./
Ecrire dans une langue indienne/ est comme écrire
dans une langue/ dont le lien directe/ avec son propre passé/ et ses traditions/
était sous une forte pression./ On ne
peut connaitre un pays/ et ses habitants/ à travers l’anglais,/ qui est la
langue officielle de l’éducation,/ c’était en train de faire toute la
différence à un écrivain indien/ qui se sentait aliéné/ dans sa propre langue
maternelle./ Une grande partie de la
poésie indienne/ dans les années 50 et 60,/ était attirée vers des anciennes
épopées,/ la mythologie hindoue/ ou des versets philosophiques/ contenant
une morale,/ un dogme/ et la raison pour cela ne réside pas loin./ Les récentes recherches dans les milieux
psychologiques,/ l’exploration du passé des hommes/ et ses liens vitaux avec le
présent,/ étaient en train d’ajouter des dimensions expressives,/
référentielles/ et connotatives à la langue./
Quoique le mouvement moderniste a eu un impact
global/ sur la poésie, la poésie/ moderne dans chaque langue,/ a gardé ses
caractéristiques marquantes des beaux arts,/ dont la littérature,/ a absorbé,/
à travers les siècles,/ beaucoup d’influences étrangères,/ sans pour autant
perdre leur indianisme typique./ Cette
attitude est une des façons/ qu’un auteur indien emploie/ pour concilier avec
un passé/ qui est trop varié/ et trop long/ pour être interprété comme une
seule tradition cohérente./ Les plus
longs poèmes/ évoquent une part amplifiée de mémoire culturelle./ Le long poème d’Agyeya,/ «La Veena
indomptée»/ que j’ai traduit pour vous,/ illustre bien cette vision élargie
de l’indien/ et des ses attaches culturelles/ multi-millénnaires./ Ici,/ on voit/ comment la poésie,/ de tout art verbal,/ est le plus ancien,/ et
a des attaches proches/ avec la musique/
et la danse,/ le son/ et le rythme./
Une Peu d’histoire de la littérature Hindi
Ces jours-ci,/ on constate que/ la poésie hindi se trouve plus ou moins au
second plan,/ c’est le cinéma indien qui rayonne et prédomine./ C’est Bollywood qui augmente la curiosité des
occidentaux/ pour le pays d’origine des films./
Ils utilisent souvent le mot « hindou »/
au lieu de « hindi »./
Avant l’arrivée de la poésie contemporaine,/ le « Chayavad »/, «Le
mouvement de l’ombre » /de nature romantique/ dominait la scène
littéraire hindi./ Les partisans du « Chayavad »,/ mettaient
l’accent sur les thèmes de la nature,/ de l’amour/ et de la patrie/ dans une
langue lyrique, /symbolique,/ émotionnelle / et mystique./
Cette école était calquée/ sur la langue élégante/ et abstraite/ de la
poésie romantique britannique./
Puis il devint nécessaire/d’émanciper des canons imposés/ avec ses icônes
littéraires tels que/ Shelley,/ Keats /ou Wordsworth./
Les années 50 et 60/ c’était l’époque de la poésie sonore,/ visuelle/ et
concrète,/ de ce qu’on a appelé également la poésie «Jazz» et «blues ». /
Il y a donc ensuite eu le mot d’ordre de Ezra Pound : /«Make
it new ! ou «faites du neuf! »/ C’est bien ce qui incita les poètes à fonder
des écoles de «Nayi Kavita»/ (Nouvelle
Poésie) en hindi,/ l’avant-garde littéraire hindi./
Il serait présomptueux de ma part/ de prétendre décrire/ toute la situation
de la poésie en langue hindi, /car l’Inde n’est pas un pays mais un Continent./
Ceci dit,/ je remercie les organisateurs,/ car ce séminaire est très «éclairant»,/
et représente un travail de pionnier/ que j’ai été appelée à faire/ car
pratiquement rien n’existe en français/ sur la poésie hindi moderne./
Je suis persuadée que,/ grâce à l’encouragement donné/ par la France/
à la littérature hindi,/ le nombre de personnes passionnées/ par la poésie
hindi/ s’accroîtra.
Le nombre de personnes/ qui veulent frotter l’esprit contre l’esprit/
Français augmente aussi./ Les
littératures indiennes modernes sont enseignées,/ traduites/ et lues avec
avidité en France./
On constate ainsi que/ les migrants de la diaspora indienne sont
susceptibles/ de naviguer entre plusieurs identités, /appartenances/ et
affiliations transnationales. /
La poésie hindi moderne/ devint ainsi/ rupture contre le romantique/ avec
l’art académique et élitiste,/ mais aussi avec une langue ornementale,/
rhétorique/ et symbolique.
Pour la première fois dans l’histoire de la littérature,/ nous voyons que /les
poètes se sont mis à privilégier les réalités les plus triviales/ et
résiduelles,/ l’expérience immédiate et quotidienne dans une langue ordinaire./
La poésie moderne indienne en langue hindi et le
cas du poète Agyeya (SACHCHIDANANDA VATSYAYAN –
AGYEYA,
7.3.1911 – 4.4.1987)
Agyeya,/ comme d’autres poètes de sa génération/ est directement issue de
cet «effarant chaos cosmopolite» urbain/ et il a reconnu que/ l’anglais
fécond la poésie indienne contemporaine, véritable passerelle sur/ la
littérature - monde contemporaine./
Il voulait lui/ travailler sur des projets collectifs,/ formant de
véritables fraternités/ artistiques,/ créant journaux,/ maisons d’éditions./ Il
faisait partie de l’élite éduquée et occidentalisée/ à laquelle de nombreux
poètes indiens appartenaient/ et qui voulaient pourtant s’adresser à «l’homme
ordinaire»./
Il commença des expériences, le mouvement (Prayogvada),/ qui fut
suivi par celui de la poésie nouvelle des années 60 à 70./ Il a inspiré
des générations nombreuses d’écrivains/ et a engendré le dialogue/ dans les
sphères de la critique et de la pensée littéraires./
Chez Agyeya,/ on voit l’esprit distinct de la civilisation de chacun des
peuples - / intégré à l’esprit indien./
Il interroge/ et il n’aura d’autre ambition que/ d’offrir des éléments de
réflexion à ceux qui cherchent./
Il maintient sa contemporanéité,/ tout en puisant largement dans les
réserves mythologiques./
Agyeya laisse derrière lui/des œuvres exceptionnelles./ Sa démarche a toujours été multiforme /– il a
touché à/ et a excellé dans/ tous les genres littéraires./ Il a écrit de la poésie,/ des histoires,/ des contes,/ des romans,/ des
conférences cinématographiques/ sur des voyages,/ des essais, /des critiques,/
des pièces de théâtre poétiques./ En
plus d’être un écrivain,/ Agyeya était un journaliste/ et un combattant
révolutionnaire de la liberté./
Le thème central de ses écrits,/ ou son leitmotiv/ semble être que la vie
n’est surtout pas un voyage absurde/ du ventre maternel jusqu’à la mort,/ mais
devient l’occasion extraordinaire pour l’accomplissement et le développement
spirituel./
Agyeya adore le passage de Kumarsambhavam –/ de Kalidasa le plus ancien
dramaturge du monde/ qui décrit cette scène exceptionnelle –/Sati qui voit
enfin Shiva/ après de longues années de tapasya/ (de méditation d’adoration
et de sacrifice et de pénitence). /«Alors,/
reprenant sa forme réelle, Shiva, étendant le bras,/ l’arrêta/ en souriant./ A sa vue,/ la fille du ROC,/ tremblant des
pieds à la tête, se figea sur place,/ suspendue entre mouvement et immobilité,/
comme une grande rivière/ qu’une montagne/ arrête dans son élan»./ Imaginez là/ un pied tendu/ pour la marche,/
n’allait,/ ni ne demeurait,/ tel une rivière agitée,/ obstruée par un ROC./ Un immense calme l’envahit./ Elle avait recueilli le fruit de sa
tapasya »./
Il est né à Kushinagar/dans le district de Devriyam/
en Uttar Pradesh/ dans un camp d’excavation archéologique,/ pendant que son
père archéologue,/ Pt. Hiranand Shastri/ était en train de superviser les
excavations./ Pendant son enfance,/ il a
habité à plusieurs endroits/ – Lucknow,/ Shrinagar,/ Jammu avec son érudit de
père./ Son éducation première/ commença/
en apprenant le Sanskrit de son père,/ plus tard/ il étudia le Perse et
l’Anglais,/ fit ses études intermédiaires au Collège scientifique de Madras./ Après être gradué en science,/ il fit le M.A
en Anglais./ Avant de compléter cette
maîtrise,/ il commença à prendre part dans les activités révolutionnaires./ Ecrire/ et le combat pour la liberté/ vont de
paire chez Agyeya./ Il a été arrêté en
1930,/ fut emprisonné pour activités anti-britanniques sous l’empire
Britannique./
Pendant qu’il était en prison,/ Agyeya a écrit son
fameux roman radical/ «Shekhar :
Ek Jiwani»/ et un recueil de poèmes intitulé «Chinta»./ Quand
il sortit de prison,/ il a travaillé comme assistant éditeur/ dans le Hindi
Daily «Sainik» à Agra et au «Vishal Bharat» à Calcutta. De 1943 à 1946, il servit comme capitaine
dans l’armée indienne./ Pendant qu’il était posté à la Frontière Nord Est,/ son
contact avec la vie du Nord Est/ devint
une source de nombreux écrits plus tard./
La publication de son roman radical «Shekhar Ek
Jiwani» (1ere Partie) en 1941/ eut pour résultat/ beaucoup de
furie dans les cercles littéraires./ En
1943/ Agyeya édita Tar Saptak,/ un recueil de poèmes par sept poètes
contemporains,/ chacun ayant sa propre vision du monde./ Il se nomme lui-même/ et ses compagnons
poètes « Rahi nahin, rahon ke anvershi »/ (qui veut dire, pas des
voyageurs, mais des explorateurs des sentiers)./
A noter que/ Agyeya a publié 4 romans,/ 7 recueils
de poèmes,/ une pièce du théâtre,/ plusieurs ouvrages de critique littéraire,/
des essais/ et des récits de voyage./
Agyeya l’appela une expérience en sensibilité
poétique/ aussi bien comme expression poétique.
/Tar Saptak souligne les tendances révolutionnaires/ dans la poésie
hindi moderne/ provoquant beaucoup de questions/ et de débats/ qui ont été
éclaircis dans «Doosara Saptak»/ en 1951 et «Tisara Saptak» en
1958./ Les recueils de ses poèmes en
Anglais/ sont intitulés «Des jours en Prison et autres poèmes»/ (1933 –
38) et « Nilambari » (1981)./ Comme journaliste/ Agyeya est connu pour ses
journaux littéraires et socio-politiques,/ commencés et édités par lui./ Il a aussi été l’éditeur de Nav Bharat Time,/
un quotidien Hindi./ Il a voyagé dans
plusieurs pays européens/ de 1955 à 1956/ et visita le Japon en 1957 – 58/ grâce
au plan UNESCO d’échange culturel. Il a été
un professeur de la littérature/ et de la culture Indienne,/ visitant
l’université de Californie,/ donnant des conférences à des salons variés en
Inde/ et à l’extérieur./
Il a deux de ses recueils en anglais/ qu’il a
traduits avec Leonard Nathan,/ imprimés sous le titre de/ «Une sélection de
poèmes»/ et «Première Personne Seconde Personne»./ Tous ses poèmes en anglais/ ont été compilés/
dans ce volume/ avec les titres choisis à l’origine/ et ont été publiés par
l’auteur lui-même/ dans le but d’offrir au lecteur anglais/ une vue intérieure
profonde/ de sa poésie./
Il établit «Vatsal Nidhi»,/ un fond pour les
activités littéraires et culturelles/ comme les conférences,/ les voyages des
auteurs, ateliers littéraires/ et publications/ et créa une nouvelle façon de
conscientisation pour la littérature et son accueil./
Les journaux intimes de l’éminent poète/ sont
différents de la pratique usuelle/ de faire des entrées quotidiennes/ ou des
entrées datées dans un journal intime./ Agyeya
les a appelé «Antah prakriyayen»/ (procédés internes)/ ou un
carnet de bord de son voyage créatif./
Il a mis de côté/ l’aspect autobiographique/ car il croyait que/ les autobiographies
sont séductrices;/ elles ne peuvent pas être honnêtes/ et vraies./ Ces journaux intimes/ rassemblaient/ les
expériences/ et les luttes du procédé créatif./
Après cette ébauche de la littérature hindi,/ j’ai
tenu à vous lire/ un échantillon de cette poésie hindi./ Car cela/ permet de découvrir/ l’authenticité
de l’auteur et d’explorer les possibilités/
de ces distingués poètes/que nous n’aurions autrement/ jamais connus./ Je vous remercie pour votre patience/ d’avoir
écouté toute cette partie théorique./ Je
suis sûre que/ vous vous attendez un peu
à cela./ Je vous offre donc le plus long
poème hindi d’Agyeya/ traduit en
français:/ C’est du classique/ et du
romantique,/ tout en étant moderne./
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