Saturday, 9 March 2013

Incursion à SAMARKAND , l’ancienne cité des caravans et des derviches tourneurs






Participation au Séminaire international sur la traduction du plus grand nouvelliste en ourdou et en hindi, Premchand



Le Dr Reshmi Ramdhony, professeure associée à l’Institut Mahatma Gandhi, Moka, a présenté un récit circonstancié de sa dernière aventure intellectuelle à l’université Jamia Millia Islamia, Nouvelle Delhi, du 27 au 30 novembre 2012.  Elle y a participé à un séminaire international sur la traduction du plus grand nouvelliste en ourdou et en hindi, Premchand.

Elle nous livre ses impressions :
«Le souvenir de ce séminaire, pas comme les autres, ne s’est toujours pas estompé.  I am still basking in the afterglow of such a beautiful seminar.  Ce travail de recherche sur la traduction de Premchand en 17 langues étrangères m’a beaucoup absorbé.  J’ai eu le plaisir de revivre la nostalgie de mes nombreux voyages précédents.  C’est ainsi qu’en sortant de l’aéroport flambant neuf de Delhi, avec une série de mains géantes reproduisant les mudra ou gestuelle de la danse indienne classique, je pris un taxi qui me conduisit à la belle résidence universitaire ou j’ai été si bien accueillie par la remarquable professeure Baran Farrouqui et ses étudiantes ! 

J’ajoute que ces quelques jours passés dans la chambre de la guest house avec deux autres participantes qui partageaient ma chambre, Asha, une jeune chargée de cours du Kerala et Nilofar d’Ouzbékistan, doctorante de hindi, m’ont rappelé, dès mon arrivée, mes premiers séjours à la Banaras Hindu University, il y aura bientôt trente huit ans. J’ai vécu des moments privilégés passés avec de savants universitaires, mais avec lesquels, s’est installé un silence épistolaire depuis l’arrivée du courriel. Quelle chance que de passer du temps ensemble dans la résidence universitaire, à la Jawaharlal Nehru Guest House, de partager de copieux repas amicaux et de participer à d’interminables discussions vespérales.  Comme je reste encore dans le momentum de cette dernière conférence organisée par le professeur Asaduddin, directeur du Département d’anglais à l’Université Jamia Millia Islamia, je profite pour faire état de mes souvenirs. 

Quelle mine de connaissance des littératures hindi et ourdou modernes, des aspects du hindi Premchand et de l’ourdou Premchand? Il prit soin d’écrire et de publier des œuvres de fiction dans les deux langues littéraires avec bien souvent des variantes importantes.  Je tiens à partager ici avec les lecteurs, dans son intégralité, le papier que j’avais élaboré sur la traduction française des œuvres de Premchand.  Ma communication était préparée avec les maigres ressources que j’avais trouvées, aux médiathèques de la Réunion, avec l’aide de mon amie Clarisse et avec les notes prises à la volée lors de mes multiples lectures imbriquées avec des souvenirs de ma découverte de Premchand, de toutes mes premières études de ses contes et romans durant mon apprentissage de la langue hindi.

Voir L'invitation : https://www.dropbox.com/s/11mj96d8ucb49xk/premchand%20dr%20ramdhony0001.pdf
Voir le Papier presenté au séminaire 'How is Premchand received in the French World' : https://www.dropbox.com/s/3i07mraopywpreg/Premchand.pdf

Saturday, 9 February 2013

La Poesie Hindi Moderne



La poésie moderne indienne en langue hindi et le cas du poète Agyeya


Poésie Hindi Contemporaine

Pendant que j’essayais de rassembler/ et de comprendre/ l’entière compilation de la poésie indienne post- indépendance,/ j’ai senti qu’il y avait/ une immense variété dans cette poésie./  Dans l’ensemble,/ la poésie occidentale n’a pas ce genre de diversité/ que possède la poésie indienne./   Pour n’en citer que trois poètes:/  Agyeya,/ Kedarnath/ et Nirala,/ je dirai qu’ils sont/ non seulement au centre de la poésie indienne,/ mais j’irai jusqu’à dire/ qu’ils sont au centre de l’entière tradition poétique indienne./  Je ne prétends pas/ que je dirai bien de nouvelles choses/ à propos d’eux./  Cependant/ j’ai traduit le plus long poème d’Agyeya,/ afin  de vous montrer que tout en étant très moderne/, il est tout à fait ancré dans la tradition./  

Ils voulaient écrire la poésie/ de telle façon/ qu’elle semble briser un fossé/ qui les écarterait de la tradition./  Je n’ai jamais rencontré une bonne traduction de leur poésie./  Ils n’ont pas été traduits avec compétence dans d’autres langues./  Ce n’est pas possible de transmettre ce genre correctement./

De maintes façons,/ ils sont plus d’actualité dans les temps modernes/ que Tagore par exemple./  Dans les termes de la création poétique,/ l’œuvre de Tagore est vaste,/ mais la poésie de Tagore n’atteint pas la présente génération./

De quoi est faite la poésie contemporaine?  /A quelle poésie peut-on donner ce nom ?/  Est-ce que les écrits post-indépendance sont contemporains ?/  Ou peut-on dire que quand «Yuva Kavita» /(la poésie de la jeunesse)/ est apparue,/ la période contemporaine a commencé?/

La poésie contemporaine/ est en train d’être employée/ comme une couverture qui couvrait le tout./  Entretemps,/ il y a plusieurs tendances qui ont apparu/ dans la poésie/ et qui doivent recevoir un nom./  Pour les trente dernières années/ on a essayé de designer la poésie/ comme contemporaine seulement./  Cela arrive quand il n’y a pas de nouvelles tendances./  Dans le champ de la poésie,/ il n’y a pas de tendances,/ la poésie est en train d’être écrite/ dans une époque où il n’y a pas de tendances./  C’est quand  de telles tendances apparaissent,/ qu’elles apportent avec elles des noms/ qui expriment les tendances que ces mouvements représentent./  Ainsi des noms naissent de ces mouvements./ Le fait que pendant trente années,/ la poésie a été « contemporaine »/ cela veut dire qu’il y a quelque chose qui manque à l’entier environnement littéraire./  Il faut lui donner un autre nom./ 

Agyeya,/Kedarnath Singh/ et Nirala continueront à être d’actualité/ dans la poésie indienne/ dans le futur/ et continueront à nous lancer des défis./  Ce sera un défi dans le sens positif./  Il y a deux points de départ/ qui seront toujours un défi/ à la poésie/ et qui demandent encore à être écrits./  Agyeya dit :

/« Le marché est une telle place où j’ai toujours trouvé
une solitude que je n’ai pas trouvée dans
la plus grande des jungles»./

Tout le travail d’érudit sur la poésie moderne du critique littéraire,/ Ramvilas Sharma/ est volumineux et varié./  Ensuite,/ c’est son successeur critique,/ Namvar Singh/ qui a pris la relève./  Selon eux,/ les années post-60/ en Hindi/ont été une période prolifique/ pour l’écriture créative,/ l’expérimentation/ et pour le réalisme aussi./  L’expérimentation a généré un nombre de mouvements/ qui ont fait ressortir beaucoup de brillants poètes/ actifs au travail littéraire,/ chose qui manquait auparavant./

Au fait,/ l’Hindi parlé,/ a un si vaste répertoire de travaux littéraires,/ sous toutes ses formes,/ qu’il est pratiquement impossible de les rassembler dans quelques pages./  Ajouté à cela,/ est le fait/ que les écrivains Hindi ne sont pas enclins à être traduits dans n’importe quelle langue,/ y compris l’Anglais./  Les écrivains Hindi sont contents/ de l’attention et de l’accueil/ de leur propre groupe linguistique,/ qui sont définitivement enthousiastes./  En vérité/ les écrivains dans d’autres langues indiennes/ font des efforts pour être traduits/ et introduits en Hindi,/ tant le nombre de lecteurs est important./  Ce qui fait que/ la dynamique de l’Hindi n’a jamais dépassé le seuil de sa porte./

Il y a pourtant/ de vrais chefs-d’œuvre./ Chez Kedarnath Singh,/ on trouve le regard d’enfant/ et sa durable capacité d’émerveillement./  Comme le relate le poète,/ il n’y avait pas d’horloge dans son école,/ et ce qui donnait l’heure de midi,/ c’était la fleur qui s’ouvre à midi,/ la dupahariya./  Pour l’enfant qu’il était,/ cette éclosion miraculeuse,/ quotidienne,/ créait midi chaque jour./ Ce poète doit son innocence,/ au milieu qui l’a vu grandir,/ milieu simple,/ voire pauvre/ et largement illettré,/ mais non sans culture./  

Dans le monde des lettres,/ qui s’en va grandissant,/ l’écrivain ou le poète Hindi/ doit être plus enclin à parler/ à un plus large public/ en ce qui concerne ses travaux littéraires./  Les traductions sont meilleures/ quand elles sont proches du texte,/ et pires/ quand elles sont comme des conversations/à travers un interprète./

Ecrire dans une langue indienne/ est comme écrire dans une langue/ dont le lien directe/ avec son propre passé/ et ses traditions/ était sous une forte pression./  On ne peut connaitre un pays/ et ses habitants/ à travers l’anglais,/ qui est la langue officielle de l’éducation,/ c’était en train de faire toute la différence à un écrivain indien/ qui se sentait aliéné/ dans sa propre langue maternelle./  Une grande partie de la poésie indienne/ dans les années 50 et 60,/ était attirée vers des anciennes épopées,/ la mythologie hindoue/ ou des versets philosophiques/ contenant une morale,/ un dogme/ et la raison pour cela ne réside pas loin./  Les récentes recherches dans les milieux psychologiques,/ l’exploration du passé des hommes/ et ses liens vitaux avec le présent,/ étaient en train d’ajouter des dimensions expressives,/ référentielles/ et connotatives à la langue./ 

Quoique le mouvement moderniste a eu un impact global/ sur la poésie, la poésie/ moderne dans chaque langue,/ a gardé ses caractéristiques marquantes des beaux arts,/ dont la littérature,/ a absorbé,/ à travers les siècles,/ beaucoup d’influences étrangères,/ sans pour autant perdre leur indianisme typique./  Cette attitude est une des façons/ qu’un auteur indien emploie/ pour concilier avec un passé/ qui est trop varié/ et trop long/ pour être interprété comme une seule tradition cohérente./  Les plus longs poèmes/ évoquent une part amplifiée de mémoire culturelle./  Le long poème d’Agyeya,/ «La Veena indomptée»/ que j’ai traduit pour vous,/ illustre bien cette vision élargie de l’indien/ et des ses attaches culturelles/ multi-millénnaires./  Ici,/ on voit/ comment la poésie,/  de tout art verbal,/ est le plus ancien,/ et a des attaches proches/  avec la musique/ et la danse,/ le son/ et le rythme./

Une Peu d’histoire de la littérature Hindi

Ces jours-ci,/ on constate que/ la poésie hindi se trouve plus ou moins au second plan,/ c’est le cinéma indien qui rayonne et prédomine./  C’est Bollywood qui augmente la curiosité des occidentaux/ pour le pays d’origine des films./  Ils utilisent souvent le mot « hindou »/ au lieu de « hindi »./

Avant l’arrivée de la poésie contemporaine,/ le « Chayavad »/, «Le mouvement de l’ombre » /de nature romantique/ dominait la scène littéraire hindi./  Les partisans du « Chayavad »,/ mettaient l’accent sur les thèmes de la nature,/ de l’amour/ et de la patrie/ dans une langue lyrique, /symbolique,/ émotionnelle / et mystique./
Cette école était calquée/ sur la langue élégante/ et abstraite/ de la poésie romantique britannique./

Puis il devint nécessaire/d’émanciper des canons imposés/ avec ses icônes littéraires tels que/ Shelley,/ Keats /ou Wordsworth./

Les années 50 et 60/ c’était l’époque de la poésie sonore,/ visuelle/ et concrète,/ de ce qu’on a appelé également la poésie «Jazz» et «blues ». /

Il y a donc ensuite eu le mot d’ordre de Ezra Pound :  /«Make it new !  ou «faites du neuf! »/  C’est bien ce qui incita les poètes à fonder des écoles de «Nayi Kavita»/  (Nouvelle Poésie) en hindi,/ l’avant-garde littéraire hindi./

Il serait présomptueux de ma part/ de prétendre décrire/ toute la situation de la poésie en langue hindi, /car l’Inde n’est pas un pays mais un Continent./

Ceci dit,/ je remercie les organisateurs,/ car ce séminaire est très «éclairant»,/ et représente un travail de pionnier/ que j’ai été appelée à faire/ car pratiquement rien n’existe en français/ sur la poésie hindi moderne./ 

Je suis persuadée que,/ grâce à l’encouragement donné/ par la France/ à la littérature hindi,/ le nombre de personnes passionnées/ par la poésie hindi/ s’accroîtra.

Le nombre de personnes/ qui veulent frotter l’esprit contre l’esprit/ Français augmente aussi./  Les littératures indiennes modernes sont enseignées,/ traduites/ et lues avec avidité en France./

On constate ainsi que/ les migrants de la diaspora indienne sont susceptibles/ de naviguer entre plusieurs identités, /appartenances/ et affiliations transnationales. /

La poésie hindi moderne/ devint ainsi/ rupture contre le romantique/ avec l’art académique et élitiste,/ mais aussi avec une langue ornementale,/ rhétorique/ et symbolique.

Pour la première fois dans l’histoire de la littérature,/ nous voyons que /les poètes se sont mis à privilégier les réalités les plus triviales/ et résiduelles,/ l’expérience immédiate et quotidienne dans une langue ordinaire./



La poésie moderne indienne en langue hindi et le cas du poète Agyeya (SACHCHIDANANDA VATSYAYAN – AGYEYA,
7.3.1911 – 4.4.1987)

Agyeya,/ comme d’autres poètes de sa génération/ est directement issue de cet «effarant chaos cosmopolite» urbain/ et il a reconnu que/ l’anglais fécond la poésie indienne contemporaine, véritable passerelle sur/ la littérature - monde contemporaine./

Il voulait lui/ travailler sur des projets collectifs,/ formant de véritables fraternités/ artistiques,/ créant journaux,/ maisons d’éditions./ Il faisait partie de l’élite éduquée et occidentalisée/ à laquelle de nombreux poètes indiens appartenaient/ et qui voulaient pourtant s’adresser à «l’homme ordinaire»./

Il commença des expériences, le mouvement (Prayogvada),/ qui fut suivi par celui de la poésie nouvelle des années 60 à 70./ Il a inspiré des générations nombreuses d’écrivains/ et a engendré le dialogue/ dans les sphères de la critique et de la pensée littéraires./

Chez Agyeya,/ on voit l’esprit distinct de la civilisation de chacun des peuples -  / intégré à l’esprit indien./

Il interroge/ et il n’aura d’autre ambition que/ d’offrir des éléments de réflexion à ceux qui cherchent./

Il maintient sa contemporanéité,/ tout en puisant largement dans les réserves  mythologiques./

Agyeya laisse derrière lui/des œuvres exceptionnelles./  Sa démarche a toujours été multiforme /– il a touché à/ et a excellé dans/ tous les genres littéraires./  Il a écrit de la poésie,/ des histoires,/ des contes,/ des romans,/ des conférences cinématographiques/ sur des voyages,/ des essais, /des critiques,/ des pièces de théâtre poétiques./  En plus d’être un écrivain,/ Agyeya était un journaliste/ et un combattant révolutionnaire de la liberté./ 

Le thème central de ses écrits,/ ou son leitmotiv/ semble être que la vie n’est surtout pas un voyage absurde/ du ventre maternel jusqu’à la mort,/ mais devient l’occasion extraordinaire pour l’accomplissement et le développement spirituel./

Agyeya adore le passage de Kumarsambhavam –/ de Kalidasa le plus ancien dramaturge du monde/ qui décrit cette scène exceptionnelle –/Sati qui voit enfin Shiva/ après de longues années de tapasya/ (de méditation d’adoration et de sacrifice et de pénitence).  /«Alors,/ reprenant sa forme réelle, Shiva, étendant le bras,/ l’arrêta/ en souriant./  A sa vue,/ la fille du ROC,/ tremblant des pieds à la tête, se figea sur place,/ suspendue entre mouvement et immobilité,/ comme une grande rivière/ qu’une montagne/ arrête dans son élan»./  Imaginez là/ un pied tendu/ pour la marche,/ n’allait,/ ni ne demeurait,/ tel une rivière agitée,/ obstruée par un ROC./  Un immense calme l’envahit./  Elle avait recueilli le fruit de sa tapasya »./

Il est né à Kushinagar/dans le district de Devriyam/ en Uttar Pradesh/ dans un camp d’excavation archéologique,/ pendant que son père archéologue,/ Pt. Hiranand Shastri/ était en train de superviser les excavations./  Pendant son enfance,/ il a habité à plusieurs endroits/ – Lucknow,/ Shrinagar,/ Jammu avec son érudit de père./  Son éducation première/ commença/ en apprenant le Sanskrit de son père,/ plus tard/ il étudia le Perse et l’Anglais,/ fit ses études intermédiaires au Collège scientifique de Madras./  Après être gradué en science,/ il fit le M.A en Anglais./  Avant de compléter cette maîtrise,/ il commença à prendre part dans les activités révolutionnaires./  Ecrire/ et le combat pour la liberté/ vont de paire chez Agyeya./  Il a été arrêté en 1930,/ fut emprisonné pour activités anti-britanniques sous l’empire Britannique./

Pendant qu’il était en prison,/ Agyeya a écrit son fameux roman radical/ «Shekhar :  Ek Jiwani»/ et un recueil de poèmes intitulé «Chinta»./ Quand il sortit de prison,/ il a travaillé comme assistant éditeur/ dans le Hindi Daily «Sainik» à Agra et au «Vishal Bharat» à Calcutta.  De 1943 à 1946, il servit comme capitaine dans l’armée indienne./ Pendant qu’il était posté à la Frontière Nord Est,/ son contact avec la vie du Nord Est/ devint  une source de nombreux écrits plus tard./

La publication de son roman radical «Shekhar Ek Jiwani» (1ere Partie) en 1941/ eut pour résultat/ beaucoup de furie dans les cercles littéraires./  En 1943/ Agyeya édita Tar Saptak,/ un recueil de poèmes par sept poètes contemporains,/ chacun ayant sa propre vision du monde./  Il se nomme lui-même/ et ses compagnons poètes « Rahi nahin, rahon ke anvershi »/ (qui veut dire, pas des voyageurs, mais des explorateurs des sentiers)./

A noter que/ Agyeya a publié 4 romans,/ 7 recueils de poèmes,/ une pièce du théâtre,/ plusieurs ouvrages de critique littéraire,/ des essais/ et des récits de voyage./

Agyeya l’appela une expérience en sensibilité poétique/ aussi bien comme expression poétique.  /Tar Saptak souligne les tendances révolutionnaires/ dans la poésie hindi moderne/ provoquant beaucoup de questions/ et de débats/ qui ont été éclaircis dans «Doosara Saptak»/ en 1951 et «Tisara Saptak» en 1958./  Les recueils de ses poèmes en Anglais/ sont intitulés «Des jours en Prison et autres poèmes»/ (1933 – 38) et « Nilambari » (1981)./  Comme journaliste/ Agyeya est connu pour ses journaux littéraires et socio-politiques,/ commencés et édités par lui./  Il a aussi été l’éditeur de Nav Bharat Time,/ un quotidien Hindi./  Il a voyagé dans plusieurs pays européens/ de 1955 à 1956/ et visita le Japon en 1957 – 58/ grâce au plan UNESCO d’échange culturel.  Il a été un professeur de la littérature/ et de la culture Indienne,/ visitant l’université de Californie,/ donnant des conférences à des salons variés en Inde/ et à l’extérieur./

Il a deux de ses recueils en anglais/ qu’il a traduits avec Leonard Nathan,/ imprimés sous le titre de/ «Une sélection de poèmes»/ et «Première Personne Seconde Personne»./  Tous ses poèmes en anglais/ ont été compilés/ dans ce volume/ avec les titres choisis à l’origine/ et ont été publiés par l’auteur lui-même/ dans le but d’offrir au lecteur anglais/ une vue intérieure profonde/ de sa poésie./

Il établit «Vatsal Nidhi»,/ un fond pour les activités littéraires et culturelles/ comme les conférences,/ les voyages des auteurs, ateliers littéraires/ et publications/ et créa une nouvelle façon de conscientisation pour la littérature et son accueil./

Les journaux intimes de l’éminent poète/ sont différents de la pratique usuelle/ de faire des entrées quotidiennes/ ou des entrées datées dans un journal intime./  Agyeya les a appelé «Antah prakriyayen»/ (procédés internes)/ ou un carnet de bord de son voyage créatif./  Il a mis de côté/ l’aspect autobiographique/ car il croyait que/ les autobiographies sont séductrices;/ elles ne peuvent pas être honnêtes/ et vraies./  Ces journaux intimes/ rassemblaient/ les expériences/ et les luttes du procédé créatif./

Après cette ébauche de la littérature hindi,/ j’ai tenu à vous lire/ un échantillon de cette poésie hindi./  Car cela/ permet de découvrir/ l’authenticité de l’auteur et d’explorer les possibilités/  de ces distingués poètes/que nous n’aurions autrement/ jamais connus./  Je vous remercie pour votre patience/ d’avoir écouté toute cette partie théorique./  Je suis sûre que/ vous vous attendez  un peu à cela./  Je vous offre donc le plus long poème hindi d’Agyeya/  traduit en français:/  C’est du classique/ et du romantique,/ tout en étant moderne./