Monday, 6 May 2013
Friday, 5 April 2013
Saturday, 9 March 2013
Participation au Séminaire international sur la traduction du plus grand nouvelliste en ourdou et en hindi, Premchand
Le Dr Reshmi Ramdhony, professeure associée à l’Institut Mahatma Gandhi,
Moka, a présenté un récit circonstancié de sa dernière aventure intellectuelle à
l’université Jamia Millia Islamia, Nouvelle Delhi, du 27 au 30 novembre
2012. Elle y a participé à un séminaire
international sur la traduction du plus grand nouvelliste en ourdou et en
hindi, Premchand.
Elle nous livre ses
impressions :
«Le souvenir de ce séminaire,
pas comme les autres, ne s’est toujours pas estompé. I am still basking in
the afterglow of such a beautiful seminar. Ce travail de recherche sur la
traduction de Premchand en 17 langues étrangères m’a beaucoup absorbé. J’ai eu le plaisir de revivre la nostalgie de
mes nombreux voyages précédents. C’est
ainsi qu’en sortant de l’aéroport flambant neuf de Delhi, avec une série de
mains géantes reproduisant les mudra ou gestuelle de la danse indienne
classique, je pris un taxi qui me conduisit à la belle résidence universitaire
ou j’ai été si bien accueillie par la remarquable professeure Baran Farrouqui
et ses étudiantes !
J’ajoute que ces quelques jours
passés dans la chambre de la guest house avec deux autres participantes qui
partageaient ma chambre, Asha, une jeune chargée de cours du Kerala et Nilofar
d’Ouzbékistan, doctorante de hindi, m’ont rappelé, dès mon arrivée, mes
premiers séjours à la Banaras Hindu University, il y aura bientôt trente huit
ans. J’ai vécu des moments privilégés passés avec de savants universitaires,
mais avec lesquels, s’est installé un silence épistolaire depuis l’arrivée du
courriel. Quelle chance que de passer du temps ensemble dans la résidence
universitaire, à la Jawaharlal Nehru Guest House, de partager de copieux repas amicaux
et de participer à d’interminables discussions vespérales. Comme je reste encore dans le momentum de
cette dernière conférence organisée par le professeur Asaduddin, directeur du Département
d’anglais à l’Université Jamia Millia Islamia, je profite pour faire état de
mes souvenirs.
Quelle mine de connaissance des
littératures hindi et ourdou modernes, des aspects du hindi Premchand et de
l’ourdou Premchand? Il prit soin d’écrire et de publier des œuvres de fiction
dans les deux langues littéraires avec bien souvent des variantes importantes. Je tiens à partager ici avec les lecteurs, dans
son intégralité, le papier que j’avais élaboré sur la traduction française des
œuvres de Premchand. Ma communication
était préparée avec les maigres ressources que j’avais trouvées, aux
médiathèques de la Réunion, avec l’aide de mon amie Clarisse et avec les notes
prises à la volée lors de mes multiples lectures imbriquées avec des souvenirs
de ma découverte de Premchand, de toutes mes premières études de ses contes et
romans durant mon apprentissage de la langue hindi.
Voir L'invitation : https://www.dropbox.com/s/11mj96d8ucb49xk/premchand%20dr%20ramdhony0001.pdf
Voir le Papier presenté au séminaire 'How is Premchand received in the French World' : https://www.dropbox.com/s/3i07mraopywpreg/Premchand.pdf
Voir le Papier presenté au séminaire 'How is Premchand received in the French World' : https://www.dropbox.com/s/3i07mraopywpreg/Premchand.pdf
Wednesday, 6 March 2013
Saturday, 9 February 2013
La Poesie Hindi Moderne
La poésie moderne indienne en
langue hindi et le cas du poète Agyeya
Poésie Hindi Contemporaine
Pendant que j’essayais de rassembler/ et de comprendre/ l’entière
compilation de la poésie indienne post- indépendance,/ j’ai senti qu’il y avait/
une immense variété dans cette poésie./
Dans l’ensemble,/ la poésie occidentale n’a pas ce genre de diversité/
que possède la poésie indienne./ Pour
n’en citer que trois poètes:/ Agyeya,/
Kedarnath/ et Nirala,/ je dirai qu’ils sont/ non seulement au centre de la
poésie indienne,/ mais j’irai jusqu’à dire/ qu’ils sont au centre de l’entière
tradition poétique indienne./ Je ne
prétends pas/ que je dirai bien de nouvelles choses/ à propos d’eux./ Cependant/ j’ai traduit le plus long poème
d’Agyeya,/ afin de vous montrer que tout
en étant très moderne/, il est tout à fait ancré dans la tradition./
Ils voulaient écrire la poésie/ de telle façon/ qu’elle semble briser un
fossé/ qui les écarterait de la tradition./
Je n’ai jamais rencontré une bonne traduction de leur poésie./ Ils n’ont pas été traduits avec compétence
dans d’autres langues./ Ce n’est pas
possible de transmettre ce genre correctement./
De maintes façons,/ ils sont plus d’actualité dans les temps modernes/ que
Tagore par exemple./ Dans les termes de
la création poétique,/ l’œuvre de Tagore est vaste,/ mais la poésie de Tagore
n’atteint pas la présente génération./
De quoi est faite la poésie contemporaine?
/A quelle poésie peut-on donner ce nom ?/ Est-ce que les écrits post-indépendance sont
contemporains ?/ Ou peut-on dire
que quand «Yuva Kavita» /(la poésie de la jeunesse)/ est apparue,/
la période contemporaine a commencé?/
La poésie contemporaine/ est en train d’être employée/ comme une couverture
qui couvrait le tout./ Entretemps,/ il y
a plusieurs tendances qui ont apparu/ dans la poésie/ et qui doivent recevoir
un nom./ Pour les trente dernières
années/ on a essayé de designer la poésie/ comme contemporaine seulement./ Cela arrive quand il n’y a pas de nouvelles
tendances./ Dans le champ de la poésie,/
il n’y a pas de tendances,/ la poésie est en train d’être écrite/ dans une
époque où il n’y a pas de tendances./ C’est
quand de telles tendances apparaissent,/
qu’elles apportent avec elles des noms/ qui expriment les tendances que ces
mouvements représentent./ Ainsi des noms
naissent de ces mouvements./ Le fait que pendant trente années,/ la poésie a
été « contemporaine »/ cela veut dire qu’il y a quelque chose qui
manque à l’entier environnement littéraire./
Il faut lui donner un autre nom./
Agyeya,/Kedarnath Singh/ et Nirala continueront à être d’actualité/ dans la
poésie indienne/ dans le futur/ et continueront à nous lancer des défis./ Ce sera un défi dans le sens positif./
Il y a deux points de départ/ qui seront toujours un défi/ à la poésie/
et qui demandent encore à être écrits./
Agyeya dit :
/« Le marché est une telle place où j’ai toujours trouvé
une solitude que je n’ai pas trouvée dans
la plus grande des jungles»./
Tout le travail d’érudit sur la poésie moderne du
critique littéraire,/ Ramvilas Sharma/ est volumineux et varié./ Ensuite,/ c’est son successeur critique,/
Namvar Singh/ qui a pris la relève./
Selon eux,/ les années post-60/ en Hindi/ont été une période
prolifique/ pour l’écriture créative,/ l’expérimentation/ et pour le réalisme
aussi./ L’expérimentation a généré un
nombre de mouvements/ qui ont fait ressortir beaucoup de brillants poètes/
actifs au travail littéraire,/ chose qui manquait auparavant./
Au fait,/ l’Hindi parlé,/ a un si vaste répertoire
de travaux littéraires,/ sous toutes ses formes,/ qu’il est pratiquement
impossible de les rassembler dans quelques pages./ Ajouté à cela,/ est le fait/ que les
écrivains Hindi ne sont pas enclins à être traduits dans n’importe quelle
langue,/ y compris l’Anglais./ Les
écrivains Hindi sont contents/ de l’attention et de l’accueil/ de leur propre
groupe linguistique,/ qui sont définitivement enthousiastes./ En vérité/ les écrivains dans d’autres
langues indiennes/ font des efforts pour être traduits/ et introduits en Hindi,/
tant le nombre de lecteurs est important./
Ce qui fait que/ la dynamique de l’Hindi n’a jamais dépassé le seuil de
sa porte./
Il y a pourtant/ de vrais chefs-d’œuvre./ Chez
Kedarnath Singh,/ on trouve le regard d’enfant/ et sa durable capacité d’émerveillement./ Comme le relate le poète,/ il n’y avait pas
d’horloge dans son école,/ et ce qui donnait l’heure de midi,/ c’était la fleur
qui s’ouvre à midi,/ la dupahariya./
Pour l’enfant qu’il était,/ cette éclosion miraculeuse,/ quotidienne,/ créait
midi chaque jour./ Ce poète doit son innocence,/ au milieu qui l’a vu grandir,/
milieu simple,/ voire pauvre/ et largement illettré,/ mais non sans culture./
Dans le monde des lettres,/ qui s’en va
grandissant,/ l’écrivain ou le poète Hindi/ doit être plus enclin à parler/ à
un plus large public/ en ce qui concerne ses travaux littéraires./ Les traductions sont meilleures/ quand elles
sont proches du texte,/ et pires/ quand elles sont comme des conversations/à
travers un interprète./
Ecrire dans une langue indienne/ est comme écrire
dans une langue/ dont le lien directe/ avec son propre passé/ et ses traditions/
était sous une forte pression./ On ne
peut connaitre un pays/ et ses habitants/ à travers l’anglais,/ qui est la
langue officielle de l’éducation,/ c’était en train de faire toute la
différence à un écrivain indien/ qui se sentait aliéné/ dans sa propre langue
maternelle./ Une grande partie de la
poésie indienne/ dans les années 50 et 60,/ était attirée vers des anciennes
épopées,/ la mythologie hindoue/ ou des versets philosophiques/ contenant
une morale,/ un dogme/ et la raison pour cela ne réside pas loin./ Les récentes recherches dans les milieux
psychologiques,/ l’exploration du passé des hommes/ et ses liens vitaux avec le
présent,/ étaient en train d’ajouter des dimensions expressives,/
référentielles/ et connotatives à la langue./
Quoique le mouvement moderniste a eu un impact
global/ sur la poésie, la poésie/ moderne dans chaque langue,/ a gardé ses
caractéristiques marquantes des beaux arts,/ dont la littérature,/ a absorbé,/
à travers les siècles,/ beaucoup d’influences étrangères,/ sans pour autant
perdre leur indianisme typique./ Cette
attitude est une des façons/ qu’un auteur indien emploie/ pour concilier avec
un passé/ qui est trop varié/ et trop long/ pour être interprété comme une
seule tradition cohérente./ Les plus
longs poèmes/ évoquent une part amplifiée de mémoire culturelle./ Le long poème d’Agyeya,/ «La Veena
indomptée»/ que j’ai traduit pour vous,/ illustre bien cette vision élargie
de l’indien/ et des ses attaches culturelles/ multi-millénnaires./ Ici,/ on voit/ comment la poésie,/ de tout art verbal,/ est le plus ancien,/ et
a des attaches proches/ avec la musique/
et la danse,/ le son/ et le rythme./
Une Peu d’histoire de la littérature Hindi
Ces jours-ci,/ on constate que/ la poésie hindi se trouve plus ou moins au
second plan,/ c’est le cinéma indien qui rayonne et prédomine./ C’est Bollywood qui augmente la curiosité des
occidentaux/ pour le pays d’origine des films./
Ils utilisent souvent le mot « hindou »/
au lieu de « hindi »./
Avant l’arrivée de la poésie contemporaine,/ le « Chayavad »/, «Le
mouvement de l’ombre » /de nature romantique/ dominait la scène
littéraire hindi./ Les partisans du « Chayavad »,/ mettaient
l’accent sur les thèmes de la nature,/ de l’amour/ et de la patrie/ dans une
langue lyrique, /symbolique,/ émotionnelle / et mystique./
Cette école était calquée/ sur la langue élégante/ et abstraite/ de la
poésie romantique britannique./
Puis il devint nécessaire/d’émanciper des canons imposés/ avec ses icônes
littéraires tels que/ Shelley,/ Keats /ou Wordsworth./
Les années 50 et 60/ c’était l’époque de la poésie sonore,/ visuelle/ et
concrète,/ de ce qu’on a appelé également la poésie «Jazz» et «blues ». /
Il y a donc ensuite eu le mot d’ordre de Ezra Pound : /«Make
it new ! ou «faites du neuf! »/ C’est bien ce qui incita les poètes à fonder
des écoles de «Nayi Kavita»/ (Nouvelle
Poésie) en hindi,/ l’avant-garde littéraire hindi./
Il serait présomptueux de ma part/ de prétendre décrire/ toute la situation
de la poésie en langue hindi, /car l’Inde n’est pas un pays mais un Continent./
Ceci dit,/ je remercie les organisateurs,/ car ce séminaire est très «éclairant»,/
et représente un travail de pionnier/ que j’ai été appelée à faire/ car
pratiquement rien n’existe en français/ sur la poésie hindi moderne./
Je suis persuadée que,/ grâce à l’encouragement donné/ par la France/
à la littérature hindi,/ le nombre de personnes passionnées/ par la poésie
hindi/ s’accroîtra.
Le nombre de personnes/ qui veulent frotter l’esprit contre l’esprit/
Français augmente aussi./ Les
littératures indiennes modernes sont enseignées,/ traduites/ et lues avec
avidité en France./
On constate ainsi que/ les migrants de la diaspora indienne sont
susceptibles/ de naviguer entre plusieurs identités, /appartenances/ et
affiliations transnationales. /
La poésie hindi moderne/ devint ainsi/ rupture contre le romantique/ avec
l’art académique et élitiste,/ mais aussi avec une langue ornementale,/
rhétorique/ et symbolique.
Pour la première fois dans l’histoire de la littérature,/ nous voyons que /les
poètes se sont mis à privilégier les réalités les plus triviales/ et
résiduelles,/ l’expérience immédiate et quotidienne dans une langue ordinaire./
La poésie moderne indienne en langue hindi et le
cas du poète Agyeya (SACHCHIDANANDA VATSYAYAN –
AGYEYA,
7.3.1911 – 4.4.1987)
Agyeya,/ comme d’autres poètes de sa génération/ est directement issue de
cet «effarant chaos cosmopolite» urbain/ et il a reconnu que/ l’anglais
fécond la poésie indienne contemporaine, véritable passerelle sur/ la
littérature - monde contemporaine./
Il voulait lui/ travailler sur des projets collectifs,/ formant de
véritables fraternités/ artistiques,/ créant journaux,/ maisons d’éditions./ Il
faisait partie de l’élite éduquée et occidentalisée/ à laquelle de nombreux
poètes indiens appartenaient/ et qui voulaient pourtant s’adresser à «l’homme
ordinaire»./
Il commença des expériences, le mouvement (Prayogvada),/ qui fut
suivi par celui de la poésie nouvelle des années 60 à 70./ Il a inspiré
des générations nombreuses d’écrivains/ et a engendré le dialogue/ dans les
sphères de la critique et de la pensée littéraires./
Chez Agyeya,/ on voit l’esprit distinct de la civilisation de chacun des
peuples - / intégré à l’esprit indien./
Il interroge/ et il n’aura d’autre ambition que/ d’offrir des éléments de
réflexion à ceux qui cherchent./
Il maintient sa contemporanéité,/ tout en puisant largement dans les
réserves mythologiques./
Agyeya laisse derrière lui/des œuvres exceptionnelles./ Sa démarche a toujours été multiforme /– il a
touché à/ et a excellé dans/ tous les genres littéraires./ Il a écrit de la poésie,/ des histoires,/ des contes,/ des romans,/ des
conférences cinématographiques/ sur des voyages,/ des essais, /des critiques,/
des pièces de théâtre poétiques./ En
plus d’être un écrivain,/ Agyeya était un journaliste/ et un combattant
révolutionnaire de la liberté./
Le thème central de ses écrits,/ ou son leitmotiv/ semble être que la vie
n’est surtout pas un voyage absurde/ du ventre maternel jusqu’à la mort,/ mais
devient l’occasion extraordinaire pour l’accomplissement et le développement
spirituel./
Agyeya adore le passage de Kumarsambhavam –/ de Kalidasa le plus ancien
dramaturge du monde/ qui décrit cette scène exceptionnelle –/Sati qui voit
enfin Shiva/ après de longues années de tapasya/ (de méditation d’adoration
et de sacrifice et de pénitence). /«Alors,/
reprenant sa forme réelle, Shiva, étendant le bras,/ l’arrêta/ en souriant./ A sa vue,/ la fille du ROC,/ tremblant des
pieds à la tête, se figea sur place,/ suspendue entre mouvement et immobilité,/
comme une grande rivière/ qu’une montagne/ arrête dans son élan»./ Imaginez là/ un pied tendu/ pour la marche,/
n’allait,/ ni ne demeurait,/ tel une rivière agitée,/ obstruée par un ROC./ Un immense calme l’envahit./ Elle avait recueilli le fruit de sa
tapasya »./
Il est né à Kushinagar/dans le district de Devriyam/
en Uttar Pradesh/ dans un camp d’excavation archéologique,/ pendant que son
père archéologue,/ Pt. Hiranand Shastri/ était en train de superviser les
excavations./ Pendant son enfance,/ il a
habité à plusieurs endroits/ – Lucknow,/ Shrinagar,/ Jammu avec son érudit de
père./ Son éducation première/ commença/
en apprenant le Sanskrit de son père,/ plus tard/ il étudia le Perse et
l’Anglais,/ fit ses études intermédiaires au Collège scientifique de Madras./ Après être gradué en science,/ il fit le M.A
en Anglais./ Avant de compléter cette
maîtrise,/ il commença à prendre part dans les activités révolutionnaires./ Ecrire/ et le combat pour la liberté/ vont de
paire chez Agyeya./ Il a été arrêté en
1930,/ fut emprisonné pour activités anti-britanniques sous l’empire
Britannique./
Pendant qu’il était en prison,/ Agyeya a écrit son
fameux roman radical/ «Shekhar :
Ek Jiwani»/ et un recueil de poèmes intitulé «Chinta»./ Quand
il sortit de prison,/ il a travaillé comme assistant éditeur/ dans le Hindi
Daily «Sainik» à Agra et au «Vishal Bharat» à Calcutta. De 1943 à 1946, il servit comme capitaine
dans l’armée indienne./ Pendant qu’il était posté à la Frontière Nord Est,/ son
contact avec la vie du Nord Est/ devint
une source de nombreux écrits plus tard./
La publication de son roman radical «Shekhar Ek
Jiwani» (1ere Partie) en 1941/ eut pour résultat/ beaucoup de
furie dans les cercles littéraires./ En
1943/ Agyeya édita Tar Saptak,/ un recueil de poèmes par sept poètes
contemporains,/ chacun ayant sa propre vision du monde./ Il se nomme lui-même/ et ses compagnons
poètes « Rahi nahin, rahon ke anvershi »/ (qui veut dire, pas des
voyageurs, mais des explorateurs des sentiers)./
A noter que/ Agyeya a publié 4 romans,/ 7 recueils
de poèmes,/ une pièce du théâtre,/ plusieurs ouvrages de critique littéraire,/
des essais/ et des récits de voyage./
Agyeya l’appela une expérience en sensibilité
poétique/ aussi bien comme expression poétique.
/Tar Saptak souligne les tendances révolutionnaires/ dans la poésie
hindi moderne/ provoquant beaucoup de questions/ et de débats/ qui ont été
éclaircis dans «Doosara Saptak»/ en 1951 et «Tisara Saptak» en
1958./ Les recueils de ses poèmes en
Anglais/ sont intitulés «Des jours en Prison et autres poèmes»/ (1933 –
38) et « Nilambari » (1981)./ Comme journaliste/ Agyeya est connu pour ses
journaux littéraires et socio-politiques,/ commencés et édités par lui./ Il a aussi été l’éditeur de Nav Bharat Time,/
un quotidien Hindi./ Il a voyagé dans
plusieurs pays européens/ de 1955 à 1956/ et visita le Japon en 1957 – 58/ grâce
au plan UNESCO d’échange culturel. Il a été
un professeur de la littérature/ et de la culture Indienne,/ visitant
l’université de Californie,/ donnant des conférences à des salons variés en
Inde/ et à l’extérieur./
Il a deux de ses recueils en anglais/ qu’il a
traduits avec Leonard Nathan,/ imprimés sous le titre de/ «Une sélection de
poèmes»/ et «Première Personne Seconde Personne»./ Tous ses poèmes en anglais/ ont été compilés/
dans ce volume/ avec les titres choisis à l’origine/ et ont été publiés par
l’auteur lui-même/ dans le but d’offrir au lecteur anglais/ une vue intérieure
profonde/ de sa poésie./
Il établit «Vatsal Nidhi»,/ un fond pour les
activités littéraires et culturelles/ comme les conférences,/ les voyages des
auteurs, ateliers littéraires/ et publications/ et créa une nouvelle façon de
conscientisation pour la littérature et son accueil./
Les journaux intimes de l’éminent poète/ sont
différents de la pratique usuelle/ de faire des entrées quotidiennes/ ou des
entrées datées dans un journal intime./ Agyeya
les a appelé «Antah prakriyayen»/ (procédés internes)/ ou un
carnet de bord de son voyage créatif./
Il a mis de côté/ l’aspect autobiographique/ car il croyait que/ les autobiographies
sont séductrices;/ elles ne peuvent pas être honnêtes/ et vraies./ Ces journaux intimes/ rassemblaient/ les
expériences/ et les luttes du procédé créatif./
Après cette ébauche de la littérature hindi,/ j’ai
tenu à vous lire/ un échantillon de cette poésie hindi./ Car cela/ permet de découvrir/ l’authenticité
de l’auteur et d’explorer les possibilités/
de ces distingués poètes/que nous n’aurions autrement/ jamais connus./ Je vous remercie pour votre patience/ d’avoir
écouté toute cette partie théorique./ Je
suis sûre que/ vous vous attendez un peu
à cela./ Je vous offre donc le plus long
poème hindi d’Agyeya/ traduit en
français:/ C’est du classique/ et du
romantique,/ tout en étant moderne./
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